Repousser les limites

#246 - Stéphanie Simpson et Sandra Lafontaine - L’endurance au féminin

J-F Dussault Season 3 Episode 246

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Stéphanie est venue sur le podcast il y a 5 ans épisode #14 et Sandra est venue 2x fois dans la dernière année, épisode #185 et #220.


Récemment, elles sont passées sur le balado a Penelope.

J’ai adoré leur complicité et leur contraste: j’me suis dis que ça prenait une suite.


Stéphanie est pleine préparation finale pour retourner à Badwater … l’ultra-marathon le plus chaud au monde.

Elle l’a fait l’an passée: elle veut plus en profiter cette année.

Elle nous raconte une petite impasse du moment qu’elle est en train de régler, juste à temps.

On parle du Mrsq: elle vient d’être nommée directrice de l’évènement qui vient tout juste de ressuscité pour l’Halloween.

On parle de son projet Trajectoire: dans lequel elle traversera le Canada l’an prochain. Pour soutenir les enfants.


Quand à elle, Sandra: elle se remet de Cocodona250 miles.

Prochainement, elle ira traversée la Suisse … 400km.

Et l’Utcc 170km des Chics-Chocs.  

Et Mammoth 200 miles.


On parle aussi des enjeux relié au sport d’endurance sur le long terme.

Red-s: Relative Energy Deficiency in Sport (RED-S).


2 femmes tellement inspirantes.

Tellement une belle fierté.


Bonne écoute!


https://stephaniesimpson.ca/evenements/mrsq/


SPEAKER_00

Abonnez-vous, partagez l'épisode et bonne écoute

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Bienvenue à Repousser les limites cette semaine. Je suis vraiment content, je m'entretiens avec deux grandes ultramarathoniennes québécoises qui font des défis incroyables. Il y en a une qui a fait le grand slam l'année passée des courses de Destination Trail. Il y en a une autre qui a terminé Badwater. Donc, Stéphanie Simpson et Sandra Lafontaine, bienvenue sur le podcast et merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation.

SPEAKER_01

Merci de l'invitation, Jeff. Fais content d'être là. Merci de l'invitation. Je vais dire la même chose que ce que Sandra a dit.

SPEAKER_02

Je suis très contente d'être là aussi. Ça fait plaisir de vous recevoir à nouveau. Écoutez, en début, juste pour clarifier aussi, Sandra est déjà venue deux fois sur le podcast, donc épisode 185 et 220, si vous voulez savoir d'autres histoires. Et Stéphanie, ça fait vraiment longtemps, l'épisode 14... Ça fait presque cinq ans. Donc, premièrement, je tiens tellement à vous féliciter de votre empreinte positive que vous avez chez les femmes et sur le monde ultra runner québécois à l'international.

SPEAKER_04

C'est

SPEAKER_02

vraiment cool ce que vous faites. Merci beaucoup. Merci. Puis, moi, je suis curieux de vous demander en commençant, en date d'aujourd'hui, là, mi-juin 2026, quel accomplissement vous êtes plus fière que vous avez terminé?

SPEAKER_01

Vas-y Steph. C'est une bonne question. C'est certain que la réponse va être « bad weather » pour tout ce que la signification, le parcours pour arriver à pouvoir être sur cette ligne de départ-là, c'était l'année passée. J'y retourne cette année, mais mettons, la première fois. Oui, si j'avais à répondre à ta question, puis faire un choix, ce

SPEAKER_02

serait

SPEAKER_01

Badwater.

SPEAKER_02

Oui, surtout que ça a été un travail de longue haleine pour toi, préparer ça, puis...

SPEAKER_01

C'est plus que... Quand j'ai commencé à faire des ultras, j'ai fait des 24 heures sur piste, rapidement des backyards. C'est toutes des courses qui ne comptent pas. pour pouvoir te qualifier pour Badwater. Badwater fonctionne avec un... En gros, c'est comme un peu un CV de course, puis ils reçoivent je ne sais pas combien d'applications, puis là, ils vont faire une sélection parmi ça. Et au départ, c'était trois courses de 100 000 qu'ils demandaient, puis là, tu as des laps de temps pour qu'ils soient faits Pour pas que ça fasse quelqu'un que ça fait 20 ans qu'elle fait une course. Il m'en manquait tout le temps. C'est drôle parce que c'est devenu au fil des années un peu ma bête noire, les 100 000. C'est pour ça qu'à un moment donné, j'ai dit « Ok, je vais juste aller pour plus long. Peut-être que ça va être plus facile. » Mais je pense que c'était le fait que j'étais obligée de faire ça pour pouvoir arriver à Badwater. Honnêtement, il y a des déports de 100 000 que je pleurais la veille. J'étais comme « Pourquoi c'était vraiment comme il faut que j'aille cocher pour dire que j'en ai un de plus, mais j'ai pas vraiment, mon coeur est pas là j'ai pas envie d'être là ça a été aussi pas facile dans le parcours de, mettons, accumuler les 100 000 et plus après ça, il y a des années que t'appliques pis j'ai dit, ah ben, t'sais Mettons qu'il m'en manque un, je vais dire que je considère toutes les autres choses que j'ai faites pour celle-là. Des défis par moi-même de plus que 160, les backyard qui dépassent 100 000 et tout. c'était un refus. Là, c'est recommencé. OK, parfait. Puis après ça, il a rajouté. C'était rendu à quatre. Puis là, l'année que je l'ai fait, après, il accepte maintenant les backyards. T'as le droit d'en avoir une. Mais ça a été un parcours pour me rendre pas simple, mais je pense qu'en même temps, c'est ça qui fait la beauté de l'avoir réalisé. Justement, ça n'a pas été facile. Puis je pense qu'aussi aux gens, ça montre que c'est Ce

SPEAKER_02

n'est pas juste que

SPEAKER_01

je

SPEAKER_04

m'inscris à une course et c'est fini. Toi, Sandra? La course

SPEAKER_02

ou les courses ou une course? Ton accomplissement que tu es le plus fière en date aujourd'hui ou ça pourrait être plus

SPEAKER_04

qu'un? Moi, cette année, ça a été quelque chose. Avec les intempéries et la fatigue que j'avais accumulée. Je te dirais finir une course course, pas de montre, avec un balisage un peu bizarre. Je t'avoue qu'Arizona Monster, la première grosse course de 500 kilos, elle reste dans les annales un petit peu, celle-là. Je te dirais probablement plus celle-là. Mais c'est sûr que l'ensemble de l'oeuvre, les quatre courses ensemble, de finir ça sur mes jambes, c'est

SPEAKER_02

cool aussi. Ouais, ouais, c'est clair. Ok, super. Puis, moi, je suis curieux de savoir comment vous avez vécu ça, puis vous avez vu ça, vu que vous avez fait les deux Coca-Donuts avec... Coco-Donuts. Coco-Donuts. Coco-Loco. C'est Coco-Loco, oui. Excuse-moi. Alors, c'est moi qui déparle. Mais comment vous avez vécu ça, en fait, de voir une femme qui gagne cette année, puis vraiment avec une solide avance, puis... Pis tu sais, je sais que Sandra, toi, t'as

SPEAKER_04

vécu ça de l'interne parce que t'étais là-bas. Ça devait être fou, l'ambiance. C'était fou, Red. Pis de voir toutes ces stars-là au départ aussi, c'était vraiment cool. T'es voir rapidement. Pis après ça, tu t'en vas en arrière. Pis moi, c'est parce que j'ai toujours un problème intestinal avant de partir. Fait que je me ramasse dans un buisson à moins d'une minute, tu vois, genre. Fait que c'est sûr que là, je peux pas me faufiler en avant, mais après, tu dépasses. Oui, c'était électrique. Il y a Elle avait 408 coureurs cette année. C'était une grosse édition. L'année prochaine, ça va être encore plus gros. Mais oui, c'était super. C'était très excitant de voir Rachel parce qu'on avait des nouvelles d'elle sur les ravitaux. C'était fou. Elle était en avance sur Killian et toute la gang. Elle était très constante. Vraiment, c'est super.

SPEAKER_02

Cool, super. Toi, Steph, j'imagine que tu devais

SPEAKER_01

suivre ça. Bien, je la suis tout le temps, cette course-là. Tu sais, ça reste une course magnifique que j'aimerais refaire éventuellement, mais elle n'a tellement qu'à un moment donné pas des choix. Mais c'était plus comme être contente que ce soit une femme qui C'est ça. Au fil des années, je trouve que les femmes prennent de plus en plus de place dans le sport versus quand moi, j'ai commencé à faire des ultras il y a peut-être 11-12 ans. Je trouve ça beau. Je pense qu'elles prennent de l'assurance. Elles réalisent qu'elles sont capables de faire des grandes choses. Ça prend des personnes comme elles qui font juste « OK, je l'essaye » et ça passe ou ça casse. Je trouve que c'est

SPEAKER_02

merveilleux. Je trouve ça vraiment cool, même dans notre communauté au Québec, il y a de plus en plus de femmes sur des départs de 100 000. J'ai vu ça récemment à Gaspésia l'an passé. Il y avait quasiment autant de femmes que d'hommes. J'imagine que vous pouvez trouver ça cool aussi dans notre communauté plus québécoise, de voir qu'il y en a de plus en plus qui se poussent dans des longues distances comme

SPEAKER_01

ça. Oui, c'est certain. Vas-y. Non, pas si. Oui, c'est certain. Je l'encourage tout le temps. Moi, je vais être là pour première. Il n'y a pas si longtemps, des fois, tu avais des départs et il y avait quatre femmes ou trois femmes. Je pense que de plus en plus, il y a aussi s'entraîner pour un 100 000, ce n'est pas nécessairement facile. Surtout, des fois, il y a des femmes là-dedans qui ont des jeunes enfants. Moi, les nôtres sont un peu plus vieux. C'est plus facile peut-être de jongler. Il y a peut-être aussi une question de ne pas se donner cette permission-là, de peut-être dire « Moi, je prends du temps pour moi et je m'entraîne train pour ce genre de défi-là, mais je trouve ça le fun de voir que de plus en plus que les femmes trouvent une façon d'y arriver. Je ne dis pas que c'est facile ni que c'est parfait, mais qu'elles se le permettent de pouvoir vivre ces genres

SPEAKER_02

d'expériences-là. C'est clair. Puis, moi, je suis curieux de savoir, est-ce que vous avez souvent des confidences de femmes que vous avez inspirées à se lancer de plus en plus? Des confidences? Qu'est-ce que tu veux dire par... C'est-à-dire, tu sais, moi, avec le podcast, j'en ai quand même eu, là, des gens qui m'écrivent que « Hey, écoutez ton podcast, ça m'a redonné le goût de courir. » Puis, je veux dire, plus d'aller dans l'aventure de se lancer dans des longues distances.

UNKNOWN

Ben...

SPEAKER_04

au travail, en tout cas, ils ont écouté l'entrevue. Il y a plein, plein de gens sur des départements qui ont écouté l'entrevue qu'on a faite à Pénélope, puis on m'a dit, vous étiez super inspirante, puis ça m'a donné le goût de me remettre à bouger, à courir ou à marcher. Juste de faire de l'activité. C'est ça que je disais dans une autre entrevue, que moi, c'est pas de faire des 200 000, c'est bouger. Il n'y a pas de sous-distance. Si tu fais un kilomètre, wow, c'est génial, t'as fait un kilomètre. T'es sorti de ta main tu es sorti de ton divan, tu as bougé. Parce que la population ne bouge pas tellement. Puis c'est d'encourager les gens à être plus actifs. Puis être en santé aussi. Moi, c'est le message numéro un que je voudrais porter, ça serait ça. Puis les causes de Steph, c'est magnifique aussi. Tout ce qu'elle fait, qu'elle met en

SPEAKER_01

avant-plan, wow, c'est admirable. Je ne vais pas me gêner, merci. Mais pour répondre à ta question, bien oui, c'est une j'en reçois, là, des messages de gens, tu sais, qui racontent leur histoire ou que juste simplement dire « Hey, merci, qu'est-ce que t'as fait? » ou « Qu'est-ce que t'as dit? » m'a inspirée, là, tu sais, ça revient un peu, là, quand j'ai eu 40 ans en septembre passé, là, j'avais écrit un post par jour sur différents sujets, pas nécessairement reliés à la course, mais de voir, tu sais, là, ça l'a fait que les gens ont peut-être plus, m'ont peut-être plus écrit, mais ça les a inspirés, que ça leur a fait du bien, peu importe. Je pense que c'est un peu ça, comme Sandra a dit, ça permet aux gens de bouger, des inspirés ou d'un peu, comme j'ai toujours dit, ou depuis un peu Cocodona, juste keep moving, peu importe. Il n'y a pas de petite distance, il n'y a pas de petite vitesse, peu importe, juste continuer d'avancer, je pense que j'aurais fait un peu ma mission à travers tout ça.

SPEAKER_02

Oui, oui, c'est clair. Puis d'avoir une empreinte positive aussi, oui.

UNKNOWN

Super ça. Oui, c'est important.

SPEAKER_02

Clairement. Puis moi, je suis curieux de te demander, Steph, c'est quoi le défi suprême pour courir Badwater une fois que tu es inscrit et que tu fais la course

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

C'est une bonne question. C'est certain que c'est une course au moment le plus chaud de l'année. Un des endroits aussi, ce n'est pas l'endroit le plus chaud au monde. Avec des conditions, puis des fois des étés un peu tardifs comme on a ici, c'est vraiment pas évident. Puis ici, la température comme on prend aujourd'hui, c'est super humide. Alors que Badwater est très sec. J'aime ça mettre ça comme en image, mais c'est comme un peu courir avec un séchoir en pleine face. C'est ça, tu réalises même pas que t'es chaud, ben oui, tu réalises que t'es chaud, mais que tu transpires pas. Alors c'est ça qui est un peu traite, ben non, je suis correct, mais c'est là que ça vient rapidement, mettons, dangereux. Ça reste que c'est quand même de la route, c'est 217 kilomètres de route exposée, il n'y a pas d'ombre. Et la fin, il y a quand même le dernier, c'est comme un peu, mettons, si tu prends Camillien Hood, puis je te dis que tu montes ça pendant 21 kilos, mais ça ressemble à ça, la fin

SPEAKER_04

de Badwater. Moi, je te trouvais incroyable d'avoir réussi ça, parce que je suis allée là, moi, l'année de la mort, fin mars, je faisais juste 35. J'imagine même pas, en juillet, de taper ça sur la route, c'est fou, c'est complètement fou, t'es très, très forte, puis tu refais ça cette année, wow! Franchement, j'aimerais tout le monde Je

SPEAKER_01

pense que je veux... Ce n'était pas facile. On a fait des erreurs. J'ai fait des erreurs. J'ai besoin que ça soit plus smooth. Je voulais tellement la faire que je l'ai faite pour... C'est drôle. Quand j'ai terminé, j'ai terminé avec un gars qui venait de... Je ne me rappelle plus où en Europe, mais un très bon coureur. Le Spartathlon. Il gagne ces genres de courses-là. Il n'a définitivement pas eu une bonne journée. Il dit que quand tu es invité à Badwater, peu importe, c'est un devoir, c'est comme un honneur de quand même te rendre à la ligne d'arrivée. Ça fait aussi comment je pense qu'ils choisissent leur coureur. Je pense qu'on était 99, il y a 93 ou 94 qui ont terminé. Je pense que peu importe, à part si c'est comme un... Je pense que c'est une course que si ça ne va pas comme tu veux, tu laisses ton égo de côté et tu fais juste te rendre à la fin pour un peu honorer d'avoir été choisi d'être là. C'est un peu ça qui s'est passé. Je pense que j'avais des attentes un peu différentes de comment ça s'est passé. Alors, j'aimerais ça juste y retourner pour pouvoir dire, OK, là, ça s'est passé comme j'espérais ou plus proche de comme

SPEAKER_02

j'espérais. OK, super. Est-ce que tu fais quelque chose de différent dans ta préparation cette année des choses que tu as apprises de l'an passé?

SPEAKER_01

pas vraiment dans la préparation. J'ai appris, puis surtout aussi en vieillissant, que le repos aussi est des fois, beaucoup plus bénéfique que de juste rajouter tout le temps du millage. Qu'est-ce que peut-être, il y a 5, 6, 7, 8 ans, j'aurais peut-être été portée à faire ça. Maintenant, je vais être vraiment beaucoup plus à l'écoute et aussi, tu sais, des fois, on sous-estime tout le reste dans notre vie, le travail, la famille et tout le reste. Puis, à un moment donné, tu empiles ça, puis tu empiles ça, puis là, tu vas courir, puis tout. Puis, à un moment donné, tu fais, OK, à un moment donné, c'est juste trop. Puis, tu sais, j'ai quand même... une bonne charge de projet, de travail et de tout. Je suis un peu plus à l'écoute de « Ok, là, ça, c'est trop. Je vais le modifier. » Et je suis même correcte de des fois dire « Ok, non, j'avais juste une journée prévue de repos cette semaine. Bien, je vais en prendre deux. » Je pense que peut-être un peu plus de sagesse pour répondre à la question. Mais ça, je pense que c'est un apprentissage que même si je dirais ça à quelqu'un comme conseil, sois sage. Je pense qu'il il faut

SPEAKER_03

que

SPEAKER_01

tu le développes toi-même pour éventuellement peut-être

SPEAKER_02

arriver à ça. Ok, super ça. Puis toi, Sandra, avec du recul, c'est comment quand tu vois, là, tu sais, il y a le grand slam et comment c'est, c'est comment voir ça avec du recul que tu étais là l'an passé et tout

SPEAKER_04

ça? Ben là, il y a Tao en ce moment, j'ai des

SPEAKER_02

amis qui sont là. Ah oui, on a Simon qui est là,

SPEAKER_04

entre autres. Oh, et oui, et Marilyn, le vasseur.

SPEAKER_02

Ça me

SPEAKER_04

fait quelque chose de pas être là. J'adore Tahoe. Je vais refaire ces parcours-là probablement dans deux ans. J'irai faire la tripe couronne. Pas le grand slam parce qu'il me manque de temps, mais pour la tripe, ça serait bien. Oui, je suis jalouse, mais dans un mois, je vais être en Suisse. C'est correct, je me suis les amis, mais effectivement, le... Pour revenir à ce que Stéphanie disait, le repos, c'est important. En ce moment, je les vois aller et je ne peux pas toutes les faire. Je ne peux pas être partout non plus. C'est ça. Dans un mois, j'ai quelque chose, mais je prends plus de temps pour en faire un peu moins et ne pas me sentir coupable si je m'étais dit qu'aujourd'hui, j'allais faire un certain millage, un certain entraînement et que là, j'ai coupé ça de moitié parce qu'il est arrivé telle ou telle affaire. Finalement, ça ne me tentait juste pas. Mon corps, il y en avait assez de 10 ou de 15 et c'est bien correct de même. Oui, avec du repos, le corps, oui, j'ai appris ça avec le temps parce que j'avais énormément de volume. J'en ai encore beaucoup, mais Mais honnêtement, je me sers de patience et je ne me tape pas sur la tête. C'est avec le temps aussi que tu apprends ça et avec l'expérience

SPEAKER_03

aussi. Je

SPEAKER_04

suis chanceuse de ne pas m'être blessée, mais effectivement, c'est de prendre le temps. Mais on l'acquiert avec l'expérience. Vraiment. Tu as bien beau donner des conseils aux gens, mais il faut que tu le vives pour le

SPEAKER_02

comprendre. C'est clair. Oui, oui, oui. Puis, comment se

SPEAKER_04

passe ta préparation pour ta course en Suisse? Bien, je n'en ai pas tellement à faire à part faire du D+. J'en ai pas mal de D+, ici, mais qu'est-ce que tu veux que je fasse pour me préparer à l'habitude? J'ai 30 000 m de D+, à faire là-bas. Je n'en ai aucune idée. Je ne suis même pas stressée. J'ai juste hâte d'aller là et de vivre l'expérience. Là, je donne nos applications de course, la botte suisse et tout, mais... Écoute... Je suis prête. Je pourrais y aller demain. Je suis prête. J'ai très, très hâte, mais je n'ai pas de préparation de plus à faire. Je ne suis pas dans les Alpes. J'aimerais bien aller un mois d'avance, comme partir maintenant, puis aller m'amuser là-bas, mais ce n'est pas possible. Bien que pourra, je vais manger, je vais me reposer là-bas. Je me dis, la préparation que je peux avoir, c'est de diminuer ma charge mentale parce que ces dernières semaines, j'en ai eu énormément. Là, depuis cette semaine, ça va diminuer jusqu'à temps que je quitte. Puis, ça va être de dormir des bonnes nuits aussi parce que le repos est super bon avant les courses. Pas l'avant-veille, là, que tu dis « Hey, on se tape une grosse nuit. » celle-là n'est pas bonne. Celles-là ne sont pas bonnes. Elles sont bonnes, mais ce n'est pas là que tu vas avoir ton repos et ton sommeil. C'est avant. Faire attention, puis c'est ça, diminuer la charge mentale, puis d'arriver là, plus reposé aussi, puis peut-être en faire un peu moins physiquement, puis ça va le

SPEAKER_03

faire.

SPEAKER_04

Aussi, c'est vrai, je voudrais juste mentionner que moi, toutes les courses... auxquelles je participe, on dirait que je vois ça comme Steph pour la Badwater. Je veux honorer ces courses-là. Moi, chacune des courses, je dois la terminer. Pas coûte que coûte, puis à quatre pattes. Si je me casse quelque chose, je ne veux pas dire « let's go, je termine malgré tout ». Mais je veux honorer tout ce que j'ai mis pour y arriver, puis la faire au complet. Puis, en fait, c'est ça qui me motive. C'est de la terminer. C'est sûr que, bon, j'ai plein de choses à travailler. Vous le savez, moi, je prends trop de temps d'air à vitaux. Je vais essayer de diminuer ça parce que mes temps seraient meilleurs. Je prends vraiment énormément de temps pour m'arrêter parce que j'ai un rythme correct. Mais c'est sûr que je ne suis pas une Rachel. Je ne serai jamais ça. Ce n'est pas ça mon but non plus. Mais je veux apprendre un peu de ces erreurs-là, en gros.

UNKNOWN

Hum-hum.

SPEAKER_02

Puis moi, je suis curieux de savoir, Steph, de où ça vient au juste ton projet trajectoire pour l'an

SPEAKER_01

prochain? Bien, c'est une bonne question. C'est venu de l'idée qu'il fallait peut-être donner un nom à tout ça. pis qu'on voulait pas que ça soit juste « Ok, ben, à go, je pars de l'Est, pis je m'en vais vers l'Ouest, pis je traverse tout le Canada. » Je voulais qu'il y ait une cause en arrière, pis aussi une... Moi, personnellement, comme on dit tout le temps, le fameux « why » de pourquoi tu fais ça, soit assez fort pour que... C'est correct, des fois, quand il est chambrelant, puis tu te dis « je fais juste un... » C'est pas juste, mais « je fais une course qui va durer 24 heures », je pense que tu peux quand même t'en sortir. Mais un défi qui est sur plusieurs jours, même mois, comme ça, je pense qu'à un moment donné, la fatigue et tout, puis à un moment donné, je pense que tu dois être un peu isolée aussi. Tu répètes la même affaire, puis tu es à avec les deux, trois personnes qui sont là, puis c'est tout. Je pense qu'il faut que tu sois aussi très, très mentalement par rapport à ça. Alors, bon, j'ai toujours la chance d'être toujours bien entourée. À chaque fois que je fais un projet, peu importe, ça l'attire un peu les gens, puis ça greffe. Puis des fois, je lance ça, puis il n'y a pas vraiment de plat, puis ça se construit au fil du temps. Puis c'est un peu ça qui est arrivé pour le projet. trajectoire. Et puis, on s'est dit, en gros, c'est un peu la mission. Le fond possible en arrière, c'est pour envoyer des jeunes, dans le fond, qui n'ont peut-être pas la chance dans des camps de vacances, parce que nous, on envoie nos enfants dans des camps de vacances un mois depuis vraiment longtemps. Puis, on voit... au niveau de l'estime ou peu importe, de juste essayer des affaires complètement à la différence. Le cas où ils vont, la dernière année, ils font 17 jours sur la Appalachian Trail. Honnêtement, même si je voudrais, je ne pourrais même pas t'amener 17 jours. Ça serait compliqué pour moi d'amener les enfants 17 jours sur la Appalachian Trail. Aussi, qu'est-ce que je trouve bien de ce qu'ils apprennent là-dedans, ils sont un petit groupe. Si il y a un problème, tu ne peux pas vraiment le freer. Tu n'as pas le choix de régler et c'est ça, tu n'es pas bien avec ce monde Je pense qu'ils apprennent beaucoup. C'est quand même dispendieux. On va dire les vraies choses. Je pense qu'on peut changer une trajectoire de vie de quelqu'un en lui donnant des fois des opportunités un peu comme ça dans la vie. Je ne sais pas si je l'ai déjà dit sur un podcast, mais moi, plus jeune, quand mes parents se sont séparés, il y a eu l'implication de la DPJ. J'étais un petit peu plus vieille. Je pense que l'impact était peut-être moins grand que vers c'est un enfant qui, tu sais, exemple, je prends mon frère, lui, il avait 10 ans à l'époque, tu sais. Fait que je pense que ça laisse beaucoup plus de traces que, mettons, moi, j'avais 16 ans. Fait que c'est comme je me dis un peu mon devoir de redonner aussi à la société par rapport à ça parce que moi, je sais que j'ai eu des fois des adultes ou des personnes qui m'ont donné une chance puis que ça l'a fait probablement aider ou du moins à devenir la personne que je suis aujourd'hui. Puis même d'ailleurs, en De décembre à la fin mars, on était famille d'accueil d'urgence pour deux petites filles de 4 et 5 ans. Nous, on est très... comment dire, si on peut aider, bien, on est comme tout le temps libre, ouvert, parce que je me dis que moi, j'ai eu probablement des gens qui ont cru en moi des fois, puis je pense que c'est juste ça des fois qu'un jeune peut avoir besoin pour que toute sa trajectoire, d'où le mot trajectoire, change. Fait qu'en gros, je pense que ça

SPEAKER_02

répond à la question. Cool, super, c'est vraiment, vraiment cool ça. Puis, est-ce que c'est déjà en train de se planifier

SPEAKER_01

Oui, quand même. Puis on a lancé aussi le défi trajectoire que les gens peuvent faire en solo ou en équipe. En même temps, ça ramasse des fonds pour le projet puis le fonds possible. Dans mon monde idéal, c'est que je peux avoir des gens comme, par exemple, Sandra, on s'en est déjà parlé, qui va venir courir une semaine, peu importe ses camps. Je suis un peu rendue à boire avec ces gens-là. Puis là, on les envoie en avion ou en voiture. Donc, je suis rendue et pendant une semaine, ils sont là et ils font partie de cette aventure-là. Je pense que c'est important que j'aie des gens comme ça, moralement et tout, mais pour créer une histoire aussi, une plus grande histoire avec tout ça.

SPEAKER_02

super félicitations c'est vraiment inspirant c'est vraiment cool de redonner aussi aux jeunes parce que moi aussi je pense ça parce que moi aussi j'ai une belle vie on est en santé c'est vraiment cool de pouvoir redonner aux autres toi Sandra à part la Suisse je pense que t'as lu Tu avais une autre course en Gaspésie, je

SPEAKER_04

pense. Trois semaines après la Suisse, l'UTCC, 170 kilos. Ah, c'est ça, oui.

SPEAKER_02

Oui,

SPEAKER_04

puis en fin septembre, j'ai deux

SPEAKER_02

mammouths. OK. Ça, c'est un 200 miles, je crois.

SPEAKER_04

Un petit peu plus que ça, oui. Ça va comme faire un 355

SPEAKER_02

kilos. OK. Wow, OK. Puis c'est quoi ta course A cette année

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Je te dirais probablement la Suisse

UNKNOWN

?

SPEAKER_04

Puis

SPEAKER_02

le

SPEAKER_04

cadeau, ça a été Cocodona, parce que je n'y croyais plus. Puis, bien, ça aurait été peut-être celle-là, mais finalement, c'est plutôt la Suisse. Oui. Je dirais le gros morceau,

SPEAKER_02

ça va être ça. Puis comment ça s'était passé déjà pour toi, Cocodona, cette année?

SPEAKER_04

Dans quel sens que tu veux dire

SPEAKER_02

ça? Bien, ça s'est bien passé. Ça s'était bien

SPEAKER_04

passé? Oui, oui, de A à Z. Oui, oui, absolument.

SPEAKER_02

Du départ. À part beaucoup de

SPEAKER_04

temps dans les ravitaillements, là. Oui, oui, oui, oui. Mais Écoute, au début, tu sais, je suis partie, ça allait bien, il faisait chaud, on part à 5h du matin, mais à un moment donné, tu montes, tu montes, puis là, la chaleur arrive, puis là, l'estomac, on dirait que c'est toujours la première journée qui est la pire. L'estomac va se coincer, ça rentre moins la nourriture, mais ça finit toujours par passer, mais moi, j'ai ce que j'ai souffert à ce moment-là, puis à un moment donné, tu connais West Plate, un Américain qui fait des capsules, puis des vidéo de YouTube de ses courses, il m'a interviewée là-bas, pis là, ben, ça s'est replacé, c'était mieux. J'étais à Whiskey Row, un Ravito Whiskey Row, pis là, c'était mieux, mais durant une course, ça va super bien, après, ça va pas bien, après ça, ça va bien, pis ça fait des montagnes russes comme ça, du début à la fin. Pis, je te dirais que c'est ça, en gros, mais que le corps a super bien répondu, j'étais bien à part l'estomac une fois de temps en temps, pis la nuit, ben, tu... tu as peut-être moins de goût de manger, mais il faut que tu t'hydrates quand même parce qu'il fait plus froid. Mais là, c'est là que soit le Coca-Cola ou du jus, mais là-bas, ils ne servent pas de jus, va aider. Des Lifesavers, j'ai découvert ça, c'était pas pire aussi. Puis c'est ça, tu écoutes ce que ton corps a de besoin. Puis au finish, ça s'est bien passé. J'ai comme plus clenché vers la fin quand je voyais quel temps je pouvais peut-être avoir. Je m'étais dit « ouais, là ». j'aurais pas le temps que je pensais peut-être avoir parce que j'ai trop bretté, mais que là, je pouvais le faire en bas de 120 heures. Fait que c'était comme, parfait, let's go, on y va. Si j'avais pu faire ça avant, ça aurait été mieux, mais ça a été super correct. En plus, quand j'ai parlé, durant la dernière entrevue, j'ai oublié de mentionner qu'on passait par Sedona. Sedona, comment oublier ça? J'avais tellement hâte de passer par Sedona, puis j'ai failli me tuer là-bas en plus. Fait que là, de ne pas être morte à Sedona, c'est une bonne affaire. Je me suis fait tellement peur.

SPEAKER_02

Qu'est-ce qui

SPEAKER_04

t'est arrivé? C'est que là-bas, c'est des petits signes blancs sur les grosses roches que tu montes. Puis là, ma montre me disait de me tasser un petit peu vers la droite. Puis là, j'étais toute seule durant cette section-là. Puis c'est une montée super abrupte de roches que tu ne peux pas te tenir à nulle part pour t'aider à te hisser. Tes bâtons ne servent à rien rendu là. Et là, je me suis un peu tassée. Puis c'était sur des roches assez pentues. Puis il y a des amoncellements de roches. Donc, si tu mets tes pieds là-dessus, bien, t'es cuit, tu déboules, puis la compagnie, t'es haut, puis je pense que tu t'en sors pas. Mais j'ai vifurqué peut-être 200 mètres, puis je me suis dit que je peux peut-être monter tout droit, mais non, c'était pas le bon chemin. Il fallait que j'aille à gauche au lieu d'aller un petit peu à droite. Mais j'étais prise là. Il fallait que je revienne sur mes pas. C'était hyper dangereux, donc je me suis coupée sur les bras avec des branches de petits arbres qui étaient comme là. J'ai vraiment eu la chienne. Honnêtement, je suis restée là peut-être dix minutes à me demander « Mais qu'est-ce que je vais faire? » Puis là, je criais « Help! » Je voyais le monde en bas. Puis là, je me disais « Je vais m'instiller cri ma grande, il ne se passera rien. Je me disais, est-ce que je siffle avec mon sifflet? Là, je suis retournée tranquillement sur mes pas. J'ai pris une bonne respiration. Je me disais que ce n'est pas ici que je voulais mourir et que ça n'allait pas se faire aujourd'hui. Après, quand j'ai fini toute cette section-là, on a pris une photo de moi et juste ma face à vos mille piastres. Je sais ce que j'ai traversé. Ça a été le bout qui m'a fait vraiment peur, mais c'est tout. À part ça, c'est extraordinaire. C'est tellement beau. De AZ, c'est varié, cette course-là. C'est ça que j'aime beaucoup. Je comprends l'engouement de cette course-là parce que ce n'est pas que des roches. Tu vas dans des forêts de pin. Après ça, tu vas où il y a un peu de neige. Après ça, tu es dans les canyons, des petits villages super le fun. Jérôme, une ancienne ville minière. Tu traverses des montagnes aussi qui sont plus techniques que d'autres, des descentes plus techniques que

SPEAKER_02

d'autres. C'est super le fun. Mais est-ce que le parcours est vraiment différent d'Arizona Monster?

SPEAKER_04

Oui, ce n'est pas la même chose. Ça, c'est plus au sud. C'est pas mal plus aride, Arizona Monster. Tu as le mont Lemon qui est assez tough aussi à monter ou descendre. Tout dépend, mais c'est très, très sec. Pis t'sais, t'as pas de neige là-bas, dans ce côté-là de l'Arizona. Non, c'est pas la même chose. C'est deux courses complètement différentes. Super intéressante aussi, mais Cocodonna, je te dirais que c'est peut-être plus fun comme parcours, ouais. Mais les deux sont à faire. Tellement que je la refais l'année prochaine. En fait, je refais les deux l'année prochaine. Je commence par Monster, pis

SPEAKER_02

Cocodonna après. Ok. Super ça. Moi, je serais... Je suis curieux de vous demander... Est-ce que vous avez déjà eu des modèles ou des idoles féminins qui vous ont inspiré avant de faire des ultramarathons?

SPEAKER_01

Je te laisse répondre.

UNKNOWN

Moi, j'ai ma petite...

SPEAKER_01

J'ai commencé à en faire en 2015. En 2015, il n'y en avait pas tant. Oui, c'était avant la popée de Courtney Dalwater. C'est ça, il n'était pas là. Il n'y avait pas... C'était encore très majoritairement des hommes dans les courses et tout. Non, au début, non, pas vraiment.

SPEAKER_04

Moi, je dirais qu'il y avait Émilie Forsberg et Kylian Jornet. Ces deux-là, ils m'inspiraient pas mal. Puis Patrice Godin, je l'ai toujours dit, puis Johan Rock. Eux autres, je les suivais, puis je trouvais ça vraiment cool la façon qu'ils géraient leurs affaires, qu'ils couraient, qu'ils étaient comme... Ce que Johan a partagé dans le média, est-ce qu'il partage encore? Puis moi, je trouvais ça cool, puis ça m'avait vraiment beaucoup inspirée. Puis après ça, les Courtney, c'est sûr, Rachel, quand je l'ai connue, j'ai trippé sur elle. Mais dans les débuts, moi aussi, c'était en 2015, mais c'était ces gens-là dans le fond. Mais je n'ai pas d'idole. Non, je n'en ai pas. Moi, je dis toujours à tout le monde qu'il faut être nous-mêmes. Oui, excuse-moi. Je te dirais, Stéphanie, toi, tu as été un super modèle. C'est grâce à toi que je porte des Norda. Ça a commencé par toi. Quand j'ai écouté ta vidéo de ta course de Cocodona, je me suis dit, mais qu'est-ce qu'elle a dans les pieds? Je zoomais ça, puis j'ai fait des recherches. J'ai commencé à lire sur Norda. Ça commençait en 2021. Ta course, c'était en 2022. Puis là, bien, oui. Fait que c'est en 2022 que j'ai commencé à porter du Norda. J'ai couru sur le... Aller m'acheter ça, c'était pas très populaire, pis c'était québécois, je capotais, pis j'étais full Salomon avant. J'ai pu jamais recourir avec des Salomons à part des Genesis de Courtenay, là. Ceux-là me font super bien, mais sinon, c'est grâce

SPEAKER_02

à

SPEAKER_04

toi. C'est une anecdote. Pis en plus, maintenant, t'es devenue ambassadrice pour eux, c'est malade, ça. C'est pas pire, oui. C'est très cool. Pas mal contente de les porter, pis de les... Bien, c'est ça,

SPEAKER_02

de ce rôle-là. Super. Puis, est-ce qu'il y a des défis mis à part ce qu'on a déjà parlé? Est-ce qu'il y a d'autres défis que vous n'avez pas faits, que vous tenez à faire, que vous aimeriez faire?

SPEAKER_04

Hum-hum. Il y en a un que je n'ai pas mentionné. On m'a invité à une course assez cool. Je ne sais pas quand est-ce que je vais la faire. Ça devait être l'année prochaine. Faire le tour de Big Island à Hawaii. On est quelques coureurs à avoir reçu l'invitation pour faire cette aventure-là. C'est une affaire de 560 kilos. Quelque chose comme ça. 600 kilos. Moi, j'ai dit oui tout de suite. Mais là, la course a été portée en 2028. Et j'avais déjà planifié comme un genre de mois de vacances. Nous, on a des vacances, on a tant de semaines par année qu'il faut prendre de telle date à telle date. Je ne sais pas ce que je vais faire. En 2027, je suis bookée complètement. En 2028, je fais la trip couronne. Cette course-là est en février. J'espère être capable de la faire en 2028, année 1, ou en 2029, mais ça, ça va être un méchant défi, imagine, à Big Island, à Hawaii. Tu as des températures super froides, avec de la neige là-bas. Et c'est d'un autre côté... c'est très très chaud puis tu peux avoir des c'est très humide fait que tu apportes tes crampons puis t'es en short à un moment donné puis en camisole ça va être complètement fourré de cette affaire-là comme le tord déjà ah ouais ça va être fou

SPEAKER_02

cette

SPEAKER_04

affaire-là wow quand je vais te

SPEAKER_02

piger si je suis pigée un jour

SPEAKER_04

hum hum

SPEAKER_02

toi Stéphanie est-ce qu'il y a des c'est sûr qu'il y a le projet de trajectoire

SPEAKER_01

qui s'en vient autre que la traversée du Canada c'est une bonne question tu sais des fois une course mettons j'ai envie de dire la Barclay

SPEAKER_03

Pourquoi?

SPEAKER_01

Parce que je pense que je suis juste attirée par les affaires justement que peut-être moins de gens vont vouloir faire, que ce soit Bad Border, Traverser le Canada, la Barclay. C'est souvent des trucs que le monde dit « Hey, moi, je ne ferais jamais ça. » Généralement, si les gens disent « Moi, je ne veux pas le faire », il y a des chances que ça m'intéresse. Est-ce que je serais vraiment bonne dans ce genre de parcours-là? Probablement peut-être pas, mais je pense, d'être choisi et d'avoir la chance de peut-être le vivre et de l'essayer. Je pense que je trouverais ça

SPEAKER_03

vraiment

SPEAKER_04

le fun. J'ai le feeling que tu vas réussir cette course-là. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai un feeling que oui. Il faut

SPEAKER_01

qu'ils me choisissent.

SPEAKER_02

Je pense que oui. Toi, Steph, est-ce que les backyard ultra, c'est un format qui t'interpelle encore aussi

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

Oui, puis même d'ailleurs, j'avais un peu misé sur les vies qui étaient en mai pour me qualifier pour faire la quatrième fois l'équipe canadienne de backyard. Puis mon autre, ou ma dernière chance, c'était Kakuna qui serait dans deux semaines. Puis c'était un peu une décision un peu déchirante de dire « OK ». Ce n'est pas réaliste dans le sens... On en parlait un peu tantôt. Présentement, j'ai un peu de problèmes de fer, mettons. Ça m'a pris déjà vraiment beaucoup de temps à remettre de l'évie. Je pense que présentement, mon corps ne peut pas faire une bonne performance à Kakuna parce que ce n'est pas juste de faire Kakuna. Il faut que ça fonctionne à Kakuna. Puis un mois après, faire Badwater. J'ai choisi que j'allais juste tout miser sur Badwater Badwater, puis il y aura un 2028 ou un 2030 pour essayer

SPEAKER_02

de faire une quatrième

SPEAKER_01

fois l'équipe de

SPEAKER_02

backyard. Toi, Sandra, est-ce que c'est quelque chose qui t'intéresserait, le format backyard? Ça me fait peur. Non, mais t'aurais ton 10 minutes à chaque heure au raffitaillement, ça, ça

SPEAKER_04

serait bon. Oui, oui, oui, c'est ça. J'aurais pas le choix. Non, mais imagine que je prends trop de temps. Là, il faudrait que je parle. Je sais pas si je serais capable de faire ça, honnêtement. Ben oui, tu trouverais des trucs et tout ben oui je trouve tellement bon de faire ça c'est pour ça que je ne me suis pas commise là-dedans parce que je me dis je vais être complètement nulle je vais faire deux tours et ça va être fini pour moi ben non mais oui je pense que je vais essayer C'est

SPEAKER_01

un beau format aussi pour les gens qui veulent un jour faire un ultra ou juste voir ce qu'ils sont capables parce qu'il y a quelque chose d'un peu aussi que moi je trouve rassurant pour tourner dans tes choses, pour voir ton coup. Tu peux essayer des choses et au pire, si tu tombes, c'est pas grave, tu leur vois tes affaires une heure et moins plus tard. On voit beaucoup de réalisations de gens qui font la plus grande distance qu'ils ont jamais faite dans un format de backyard. Moi, je trouve ça tout le temps le fun dans les premières heures de justement encourager ces gens-là à continuer. Puis ça permet aussi de pouvoir courir. Même que tu sois élite ou pas, on recommence à chaque heure ensemble, puis on se voit à chaque heure. Ça permet probablement qu'il y ait des personnes que j'aurais peut-être jamais parlé dans une course en question de vitesse, mais là, ça fait que c'est possible. Je pense que ça permet de faire des belles rencontres et de voir d'autres histoires versus que des fois, tu pars et tu deviens rapidement un peu seul au monde où tu vois deux, trois personnes et c'est

SPEAKER_02

fini. Oui, surtout dans un ultramarathon trail, tout le monde part et à un moment donné, après 10

SPEAKER_01

kilomètres, tout le monde est distancé pas mal. Exact, surtout quand il n'y a pas tant de coureurs que ça, on le voit encore plus et des fois, c'est assez rapide. Tu peux faire des grosses sections toute seule. Je me rappelle quand j'ai fait Cocodona, j'ai eu des gros moments où il n'y avait personne d'autre. Je pense que les backyards permettent peut-être de peut-être être capable d'encourager plus de gens et de rencontrer

SPEAKER_04

d'autres personnes. Les moments seuls, c'est tout le temps les pires moments dans une race pour moi. Les moments dangereux, je me ramasse tout le temps tout seul comme un code Il n'y a pas un chat. Ils sont soit en arrière, soit en avant. C'est fou. C'est comme ça, pareil. Les grosses montées techniques, quand tu montes les montées, les montagnes, ou les descentes techniques, il n'y a personne. Souvent, je suis toute seule. C'est vrai que c'est à ce moment-là où j'ai accroché un coureur qui m'a accrochée, où on s'est accrochés et on le fait ensemble. En général, c'est souvent ça qui m'est arrivé durant les courses que j'ai

SPEAKER_01

faites. Tu devrais écouter la chanson d'Alanis Monset, « Ironic ». C'est exactement ça. C'est comme, comme elle disait, la pluie le jour de ton mariage, ou en tout cas, peu importe, mais ça fait partie

SPEAKER_02

aussi de ces aventures-là. Puis toi, Sandra, une grande traversée, c'est-tu quelque chose qui t'appellerait, exemple, la Palatian Trail ou quelque chose comme

SPEAKER_04

ça? Oui, mais ce que Stéphanie va faire, ça m'interpelle au max. Traverser le Canada ou traverser un autre, mettons, un pays ou un petit pays ou quoi que ce soit, bien oui. Ce genre de, oui, ça pourrait m'intéresser. L'Arizona Trail, c'est très, très, très, très long. J'en croisais des gens quand je faisais une reco. Ils partaient des jours, puis ils faisaient jusqu'au Mexique. Fait que tu peux faire de longues traversées comme ça un peu partout. Ouais, c'est quelque chose qui m'interpelle. Je sais pas quand, peut-être à ma retraite, que je pourrais pouvoir faire ce genre de choses-là. On dirait que le fait de prendre part à des courses organisées où je me casse pas la tête, c'est comme ça que je... C'est ce qui m'intéresse en ce moment. Parce que ma vie est assez chargée. Pis que là, quand je prends part à ces courses organisées-là, ben c'est... C'est plus facile pour moi de cette façon-là. Quand il y a de la nourriture, je n'ai pas trop à me casser la tête à part des sacs parce que je n'ai pas vraiment de crew. Je n'ai personne vraiment qui me suit. Donc, faire ce genre d'étape-là, ça serait peut-être plus complet. En ce moment, pour moi, avec la job que j'ai et ce que j'ai à faire chez moi et tout, les chiens et l'organisation de ma vie... Oui, si je pouvais avoir encore beaucoup de temps, ça serait quelque chose que je pourrais

SPEAKER_02

faire. Puis Stéphanie, je tiens à féliciter aussi pour le MRSQ qui va revenir plus tard cette année.

SPEAKER_01

C'est vraiment cool. Merci, mais non, je pense qu'il fallait que cette course revienne. On n'a pas vraiment de course un peu plus route dans ces distances-là au Québec. Ou s'il y en a une... Bref, je la connais pas ou je l'ai oubliée, là. Mais, pis, t'sais, moi, c'était mon premier ultra en 2015, là. J'avais fait le 50. Fait qu'encore une fois, c'est un peu ma façon de, t'sais, de redonner à la communauté qui a été vraiment, pis elle est encore super présente

SPEAKER_02

dans peu importe le projet que je fais, là. Fait qu'on s'annule Pierre aussi, là. Je pense qu'il va être là pour te supporter aussi là-dedans, là.

UNKNOWN

Fait que c'est...

SPEAKER_02

Vraiment

SPEAKER_04

un appel, puis moi, je vais être là aux 50 kilos, c'est sûr. Ah, c'est cool! J'aimerais ça y aller aussi. Je vais essayer de m'organiser. C'est pour mon week-end de congé, qui dépend après ma moute. Mais moi, je sais pas si ce serait le 100 ou 50, mais ouais, ça me tente.

SPEAKER_01

C'est honnêtement vraiment une belle course. C'est drôle parce que ce matin, je voulais changer quelques affaires qui étaient, mettons, changées au cours des années au niveau du parcours. Je voulais essayer quelque chose. J'ai fait le premier cas 40 kilos. Je suis allée à Beaconsfield. Ça m'a pris 40 minutes. Puis après ça, je suis revenue à la course. Et c'est magnifique comme parcours. Pour vrai, tu pars de Beaconsfield, tu vas traverser, je ne me rappelle pas dans l'ordre, mais Pointe-Claire, Dorval, La Salle, La Chine. C'est sur le bord de l'eau tout le long. Honnêtement, c'est magnifique. Puis après ça, tu finis puis tu passes devant le parc La Fontaine. Avant ça, il y a quand même comme le pont Jacques-Cartier, mais le parc La Fontaine pour finir sur le Mont-Royal. Je pense que c'est quand même rare, une course sur route, qu'il y ait autant de diversité en peu de

SPEAKER_02

temps. Super. Puis moi, je suis curieux de savoir, Steph, de où c'est venu aussi tes FKT, dont le Tour d'Orléans, puis le Tour de Laval qui a eu lieu plus récemment.

SPEAKER_01

Au départ, c'est des courses que j'ai faites. Généralement, je les fais. Après ça, je me suis dit que ce serait le fun que quelqu'un d'autre aille le chercher ou qu'il le fasse. Le but, ce n'est pas nécessairement, quand je les organise, d'aller faire une performance. Il y avait Richard qui était là. C'était juste de faire la distance. C'est bien correct qu'on est là pour eux. C'est ça qui fait... Moi, le but, c'est d'amener tout le monde à la fin. Peu importe la vitesse, pour moi, mon cadeau, c'est quand j'adapte les deux, puis je vois que si j'en fais d'autres, ça soit comme ça, 100% ils ont fini. Pour moi, c'est ça le cadeau de faire ces événements-là. Mais je pense qu'il y a quelque chose de beau dans la vie, d'aider les gens à faire mieux que ce que tu as fait. Moi, quand une femme me bat sur un FKT ou peu importe, peut-être pas le bon mot, mais qui fait une meilleure performance, moi, je suis contente. Il y en a peut-être des gens qui ne seraient pas contents et qui disent qu'il faut aller le rechercher ou peu importe. Moi, je suis juste bravo. Je suis comme fière de ça. Le tour de l'île de Montréal, c'est peut-être un peu plus compliqué celui-là, mais peut-être qu'il va falloir que j'en trouve un autre pour en organiser

SPEAKER_02

dit un autre. Oui, puis j'ai eu des belles confidences aussi du tour de l'île d'Orléans, parce que, tu sais, ça a poussé certaines femmes qui n'avaient jamais fait d'ultra-marathon aussi à en

SPEAKER_01

faire un. Oui, même chose pour Laval, tu sais, des fois, c'était leur plus grosse distance. Puis, tu sais, tu vois les deux filles qui étaient en avant, bien, ils ont couru presque tout le long ensemble, puis, tu sais, ils se sont comme un peu liés d'amitié à travers de ça, puis honnêtement, c'était super beau de les voir, fait que les deux fois, les gens ont... Qu'est-ce que j'ai eu comme commentaire? Qu'est-ce que j'ai ressenti de ça? Je pense qu'ils ont vraiment aimé l'expérience qui était aussi très intime. Nous, le but, c'est... OK, vous n'êtes pas beaucoup, mais le but, c'est que c'est votre moment, c'est votre journée de shiner, puis on essaie de vous mettre le plus possible de l'avant. Puis des fois, c'est peut-être pas des personnes qui seraient nécessairement mis de l'avant dans la course, peu importe qui sont peut-être moins connus ou peu importe. Je pense que ça leur donne peut-être cette chance-là, puis je pense que des fois, c'est le fun. C'est une façon de redonner

SPEAKER_02

en même temps. Moi, je suis curieux de vous demander qu'est-ce que vous diriez à des auditrices qui écoutent le podcast qui auraient envie de se lancer dans un ultramarathon mais qui hésitent

SPEAKER_01

présentement? Viens parler à ma rescue.

SPEAKER_04

Oui, absolument.

SPEAKER_02

Oui,

SPEAKER_01

oui. Comme ça, c'est drôle parce que quand je l'ai dit, il y a plein de monde qui ont dit « Hey, ça serait mon premier comme toi. » Il y a comme quelque chose peut-être de dire « Hey, moi aussi, mon premier, c'était le même que moi. » Bref, mais là, ça ne répondait pas à ta question. Qu'est-ce que je dirais? Tu sais, un peu comme si vous Les gens ont écouté la vidéo qu'on avait faite pour Cocodona. Si j'avais juste une affaire à sortir de ça, c'était vraiment les deux mots « keep moving ». C'était un peu la même chose que je dirais à quelqu'un. Peu importe... Fais juste avancer. Il n'y a pas de petite vitesse, il n'y a pas de petite distance. Il n'y a personne qui t'attend, peut-être qu'il n'y en aura jamais à ce moment-là. Je pense que le moment que quelqu'un pense « j'aimerais ça faire ça », ma réponse c'est juste

SPEAKER_04

«

SPEAKER_01

vas-y ».

SPEAKER_04

Absolument, juste le faire. Fais-le.

UNKNOWN

Fais-le.

SPEAKER_01

Je pense qu'il y a souvent des barrières. C'est des barrières que nous-mêmes, on se crée. Mais je pense qu'on est tous capables de faire pas mal plus que ce qu'on pense.

SPEAKER_02

Ouais, puis je pense que c'est une des belles leçons que la vie m'a apprise avec la course à pied, qu'on va tout le temps plus petit que qu'est-ce qu'on peut faire finalement au final, puis moi, en tout cas, ça a beaucoup ouvert le champ des possibilités dans ma vie.

SPEAKER_01

Mais je pense que ça s'applique pas juste à la course, tu sais, ça s'applique à n'importe quoi, c'est un peu ça aussi que, tu sais, en force d'en faire, bien, je le dis toujours, tu sais, t'apprends aussi à mieux te connaître, il y a une confiance aussi, et qui se crée. Moi, je dis toujours, s'il y avait une qualité qu'un coureur d'ultra a à développer, c'est sa capacité d'adaptation. Que ce soit dans une course ou dans la vie en général, au moment où ce qui arrive ne t'affecte plus, c'est peut-être pas le bon mot, plus, mais moins, ou que tu sais comment le gérer, ben, je pense que tu peux faire n'importe

SPEAKER_03

quoi,

SPEAKER_04

tu

SPEAKER_01

sais.

UNKNOWN

Ouais, je suis totalement d'accord.

SPEAKER_04

Absolument. Pis dites-vous bien, une chose, c'est juste de la course, hein, ou de la marche,

SPEAKER_03

On

SPEAKER_04

ne sauve pas des vies en courant. En quelque sorte, oui. Quand tu inspires des gens, tu peux sauver des vies, en quelque sorte. Les gens vont être inspirés, ils vont se lancer et ça peut changer leur vie, effectivement. Changer leur

SPEAKER_03

trajectoire.

UNKNOWN

Hum hum!

SPEAKER_01

J'aime

SPEAKER_02

ton choix de mots. Je suis curieux de te demander, Steph, est-ce que tu sais si ça sort prochainement les inscriptions pour le MRSQ?

SPEAKER_01

Bien, je te donne un scoop, le formulaire est en ligne. sur MRSQ.ca. C'est juste que le formulaire était très formulaire. Là, on est dans le back-end en train de juste faire une page un peu de présentation pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas la course. Parce que présentement, si tu ne connais pas la course, tu es comme, oui, je m'inscris à quoi? Ça devrait sortir dans les prochains jours, annoncer que les gens vont pouvoir... s'inscrire, mais il y a déjà, mettons, trois, quatre personnes qui l'ont vu et qui se sont inscrits déjà, mais c'est quelque chose qui, dans les prochains

SPEAKER_02

jours. Ok, ok. De toute façon, quand le podcast va sortir, ça va déjà être lancé, j'imagine. C'est ça,

SPEAKER_01

exact. Ok. Ce ne sera plus un

SPEAKER_02

secret. Parfait. Super. Puis... Toi, Sandra, qu'est-ce qu'il y a d'autre sur ta bucket list? Tu parlais, dans le fond, de refaire le triple crown. Est-ce qu'il y a quelque chose que tu veux changer dans ce que tu as fait ou que tu aimerais faire mieux?

SPEAKER_04

Je vais redoter, c'est améliorer mes temps dans les rabbitons. Les pieds, je vais améliorer ça. Avoir une montre qui fonctionne, ça, c'est amélioré aussi. Pour le reste, pas vraiment, non. Je n'ai pas de plan. J'y vais comme ça y va. Puis, pour la nourriture, je n'ai rien à modifier non plus. Puis, bucket list, bien, il y a le tard qui me tente. Puis, Encore une fois, il y a plein d'aventures qui vont se pointer que je ne sais pas encore d'avance ce que je vais vouloir faire. Non, c'est sûr qu'un an ou deux d'avance, oui, mais il y a tellement, tellement de courses. Je me suis fait une liste de toutes les 200 000 qu'il y a à peu près dans le monde. Je m'étais dit que tout dépend du pays, de l'endroit. Ce sont des choses qui vont me tenter de faire. Des aventures comme Steph, ça me tente au max aussi. Je veux aider aussi la communauté, j'aimerais ça embarquer dans ce genre d'aventure-là. Puis, il y a autre chose aussi que j'aimerais peut-être porter une attention. Nous, on a une fondation médicale à l'hôpital Laurentien, à Saint-Agathe-des-Monts. Puis, on a une activité le 17 octobre prochain pour amasser des fonds pour aider les gens à bouger, pour les enfants aussi, puis pour acheter une machine de résonance magnétique. Donc, on a besoin de beaucoup d'argent, puis on a besoin de gens aussi et d'implication du milieu pour que les gens participent. En même temps, ça fait bouger les gens. C'est ça. Il y a ça aussi qui me tient à cœur, que je vais vouloir mettre de l'avant en même temps. Peut-être faire quelque chose avec les courses aussi pour inciter les gens à

SPEAKER_02

participer à ça. Super. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour 2026

UNKNOWN

?

SPEAKER_01

En revanche, personne ne parle. C'est avancé pas mal. Non, non, c'est 2026. Ah non, 2026 ou 2028? Bien, pour cette année-là. Ah, cette année, pas

SPEAKER_03

2028. On

SPEAKER_02

est en juin, le GIF. C'est en temps, là. Bien oui, mais la saison du TRA

SPEAKER_04

commence en même temps. Pourquoi pas tant que ça?

UNKNOWN

Ça commence en janvier, là. Oui.

SPEAKER_01

Bon, qu'est-ce qu'on peut nous souhaiter? Je dirais, pour un peu conclure cette boucle de Badwater, que ce soit, je ne demande pas que ce soit parfait, je demande que ce soit, mettons, plus smooth, pour peut-être clore un peu ce chapitre-là de Ça fait longtemps. Ça fait depuis 2007 que je regarde cette course-là et que j'avais promis à ma mère que j'allais la faire. C'est une course un peu plus personnelle versus un projet comme La Traversée qui est un peu moins, qui est peut-être plus communauté et un peu inspirée et de montrer aux gens qu'on est capable de faire n'importe quoi. Mais oui, Badwater, c'est comme pour moi. Fait que ouais, que ce soit plus smooth, pis mettons, je dirais peut-être que la préparation justement pour la traversée du Canada qui est pas nécessairement évidente, parce que comment tu te prépares à courir plus ou moins 85 kilos par jour, t'sais, il y a tu ne peux pas. Je pense que tu commences, puis au fur et à mesure, ta forme arrive, mais c'est peut-être d'être juste capable de faire ce que je suis capable, mais d'arriver là, puis d'être en santé. Comme là, j'ai un problème de fer à régler, puis j'aimerais ça que ça soit optimal, tout ça, pour

SPEAKER_02

le

SPEAKER_04

1er mai 2027. Puis pour toi, Sandra? Moi, ma patronne Jessie, qui est extraordinaire, je la salue, qu'elle m'autorise des congés encore, elle est vraiment bonne à jouer avec mon horaire, c'est incroyable, c'est de continuer de faire ces courses-là qui s'en viennent, puis de passer au travers, puis j'ai pas d'appréhension négative du tout, moi je me lance là-dedans, mes deux pieds joints, puis je tripe là-dessus, puis c'est des aventures à faire, Puis à réussir, j'ai du fun. En fait, c'est ça. Puis d'être en santé encore, parce que j'ai eu mon lot de virus ces dernières années. Je crois que j'étais probablement en Red S. Ça, c'est un autre sujet, mais j'étais probablement épuisée. puis peut-être en surentraînement aussi, chose que je ne voulais pas m'avouer. Puis l'année que j'ai eue, l'année dernière, malgré les grosses courses, je n'avais pas de charge mentale comme le travail et tout ça. Ça m'a permis d'avoir un point de recul, puis surtout peut-être d'être moins fatiguée, de bien dormir, de changer une certaine partie de mon alimentation, puis c'est ça. Je pense que je suis revenue en santé au travail, puis j'ai pas eu de virus non plus. Puis je vais super bien parce que ça m'a joué des mauvais tours dans le passé. Il y a eu des courses que j'ai faites qui ont été gâchées à cause de ça. Un COVID long qui m'a duré un an. Ça a été long avant de me débarrasser de certains symptômes. J'en ai pas tellement parlé, mais cette année-là, je suis sortie de ça. Mais ça a été extrêmement long. Même l'année passée, quand j'ai entamé mon congé, je n'étais pas sortie de là. Puis j'ai pris part à Arizona Monster, puis j'ai Je n'étais pas à 100 %. Je tousse encore. Mais c'est ça. Là, j'étais en santé. La santé, c'est le numéro un pour être capable de tout

SPEAKER_01

faire ça. Exact. La ligne est mince, souvent, entre faire ses... des genres de défis-là. Puis, mettons, qu'est-ce qui est sain et santé. Puis, tu sais, souvent, tu sais, j'en parlais l'autre fois avec Sandra avant de Pénélope. Tu sais, nous, on est rendus à 40 ans et plus, les deux, on peut le dire. À un moment donné, il y a de la sagesse ou des trucs que tu apprends peut-être des fois même à la dur. Il y a peut-être des trucs que j'aurais aimé que quand j'ai commencé, que ce soit peut-être, tu sais, on parlait des Reds, dans ce temps-là, c'était la triade du coureur qui était peut-être pas assez verbalisées. On n'entendait pas vraiment parler de ça. Mais je trouve ça bien que de plus en plus, c'est quelque chose qui est abordé parce que je pense que ça arrive pas mal plus qu'on pense. Tu peux aussi traîner ce genre de truc-là un peu que ce que moi, j'ai fait probablement dans mon parcours, que tu es toujours sur la ligne. Entre Oui et non, mais ça a des répercussions à un moment donné. Tu payes un peu la facture. Maintenant, à 40 ans, je suis comme suivie en hormones. Je ne devrais pas être suivie à 40 ans nécessairement. Est-ce que ça a un rapport avec ça? Peut-être pas, mais probablement que d'avoir été sur la ligne comme ça pendant tellement longtemps... il y a peut-être un lien. C'est aussi un message que si j'avais à donner à des plus jeunes coureuses, parce que c'est quelque chose qui est plus, je pense, féminin que masculin, c'est de peut-être ne pas jouer avec ça. À un moment donné, ton corps va te dire « ok, ça suffit ».

SPEAKER_02

Ah oui, absolument. Puis la ligne est mince aussi, parce que quand on s'entraîne pour des ultras, on veut bien faire, mais le surentraînement, des fois, c'est quand même, il n'y a pas une si grande différence entre les deux. Puis tu

SPEAKER_04

sais, on paraît plus... L'alimentation, te sous-alimenter,

SPEAKER_01

c'est... C'est souvent ça, le problème, tu sais, c'est la sous-alimentation, puis tu sais, n'oublie pas que nous, moi, ça me draussit sûrement, commencer à courir, c'était un peu la mode, en guillemets, de, tu sais, je me rappelle voir tes côtes sur le côté, il disait que tu étais en forme. C'était genre ça. Tu allais t'entraîner pendant trois heures et c'était à peine si tu prenais de l'eau, pas rien. Si tu prenais un gel, c'était quasiment pas normal. Ça a vraiment évolué au fil des années, mais si tout ce que tu as connu ou comment tu as commencé, c'était comme ça, c'est dur aussi de changer. Moi, jusqu'à récemment, je pouvais courir trois heures avec rien. je suis content que ce n'est pas optimal. Comment tu fais pour toujours rattraper ce déficit-là? À un moment donné, ton corps dit « Je reste comme ça et je stocke parce que tu me sous-alimentes sans que ça soit extrême. » Mais ça s'accumule tout le temps. Tu es tout le temps sur la ligne et à un moment donné, ton corps dit « Non, ça ne

SPEAKER_04

marche

SPEAKER_01

plus. » Jeff, ça serait un bon sujet, ça. C'est un très bon sujet. Oui, c'est ça. C'est un sujet un peu délicat, mais je pense que plus qu'on... je n'ai pas trop envie d'en parler, je pense que Sandra non plus, mais je pense que plus que les gens vont en parler, je pense que ça va être plus facile de faire de la prévention sur les plus jeunes. Même les filles, des fois, de 13-14 ans, surtout maintenant avec les réseaux sociaux et tout, on n'avait pas ça dans ce temps-là, c'est facile qu'on parle, tu ne te trouves pas belle, tu te trouves grosse, peu importe. Je pense que ça fait aussi que des filles qui ne restent pas dans le sport à cause de ça, sont complexées et tout. De plus que les gens vont parler que c'est normal pour avoir nos règles, justement de bien s'alimenter, des troubles alimentaires, justement des reds, je pense qu'on va peut-être voir ça, j'espère, arriver que c'est quelque chose, un phénomène qu'on va voir de moins en moins chez les

SPEAKER_02

sportives, surtout. Ça serait quoi votre conseil que vous donnez honorier à des auditrices qui nous écoutent, qui sont, disons, débutantes dans ce monde

SPEAKER_04

d'endurance-là? Bien, c'est... Qu'on sait à donner, écoute, il faut pas... Un pas à la fois, il faut écouter son corps, dans le fond. Moi, je dois manger, tu sais, je lui donne, puis plus je mange, moins je... Ah,

SPEAKER_01

c'est touché, je ne veux pas dire... que c'est important de... Je pense que c'est plus important ça que quasiment le plan d'entraînement. Parce que si tu veux être capable de justement faire tout cet entraînement-là sans te blesser, parce que souvent, c'est ça, les sous-alimentations vont peut-être être propices à avoir des factures de stress, des trucs comme ça. Je pense que la base, c'est justement, OK, parfait, mon corps, c'est comme ma machine, mais comment que je la nourris pour que ça soit vraiment efficace et qu'elle brille pas en cours de route, parce que, tu sais, le but, c'est de continuer à faire ça à 80 ans. Moi, j'espère pouvoir continuer à courir, puis d'être, tu sais, à un morceau, mais, tu sais, si tu fais pas attention à ça, bien, après ça, en vieillissant, bien, tu sais, tout ce qui est l'ostéoporose, tu sais, il y a plein de trucs, là, que... Puis, tu sais, en vieillissant, tout ce qui est musculaire, bien, je pense que c'est plus difficile de le revoir, là. Fait que, tu sais, si tu fais pas attention... Il y a peut-être des trucs qui viennent peut-être

SPEAKER_04

irréversibles. Mais déjà, si tu commences et que tes mains sont comme un clou, mettons, je vais dans le rof, puis tu commences à courir, puis tu n'es pas gros, puis tu es sous-alimenté, déjà, ça ne le fera pas. Ça te prend de l'énergie pour avancer, pour faire aussi des longues distances. Ça, c'est moi, puis de l'hydratation, puis du sommeil. Écoutez ton corps. Si tu as des petits signes, des symptômes, des petits signaux, ralentis un peu, puis fais-en pas trop au départ, parce que ton corps n'est pas habitué. Tes os, tes tendons ne sont pas habitué, tes muscles sont pas habitués à ça. C'est long de se construire un corps. Moi, ça fait 11 ans que je fais ça. Les premières années, j'avais mal aux bandelettes. J'ai plus ça maintenant. Je peux me torcher une course de 400 kilomètres n'importe quand. Je suis tout le temps prête. Mais c'est pas la première ou la deuxième année ou même la troisième année que je vais être capable de faire ça. Tu vas te planter. En tout cas, moi, c'est mon conseil. C'est ça. Mange tes croûtes étape par étape. Donne du temps à ton corps qui... Fais-en pas trop. Ça, c'est ça. Fais-en pas trop. Il n'y a pas de... Ce n'est pas vrai qu'il faut que tu fasses 100 km par semaine pour faire telle distance ou 200 ou 300, ça, par rapport. Moi, c'est ça. C'est le même que je vois ça. C'est les années qui comptent. Les années, le corps se bâtit, il bâtit une charpente, un corps, puis Steph, toi, pour ta préparation de la traversée, tu es déjà prête. Tu as juste comme à... avoir un peu moins de charge mentale, puis d'arriver pas trop fatigué là-bas, puis tu fais tes journées une par une, puis ton corps va te parler. Une journée, tu vas peut-être aller moins vite, mais je te dis, tu vas la faire super bien de A à Z. Tu vas la réussir, puis tu es déjà prêt physiquement et mentalement. Puis le faire, ça se traite. Puis d'ici là, tu vas en avoir plus, puis tu vas être plus solide. tu auras moins de fatigue à cause de ça. C'est ce que je crois.

UNKNOWN

Merci.

SPEAKER_02

Super. Il y a peut-être une chose que je rajouterais aussi. Quelqu'un qui commence en ultra et qui hésite, peut-être de se trouver un coach pour

SPEAKER_01

la

SPEAKER_02

charge mentale, pour la préparation, pour savoir comment ça

SPEAKER_04

marche.

SPEAKER_02

Appelez-moi. Je vous fais ça gratis. Super. C'est quoi le mot de

SPEAKER_04

la fin? Non, attends. Appelez JF. Ben oui. Non, mais c'est vrai. C'est vrai. J'ai écouté ton podcast. Oh, c'est vrai, t'es rendu coach?

SPEAKER_02

Oui. Oui, en fait, oui, mais c'est plus pour de la préparation mentale que vraiment faire des plans

SPEAKER_04

sportifs. Mais non, mais ça

SPEAKER_02

va avec ça. Ça fait partie aussi. Oui, ça fait partie, absolument. C'est bon, merci. C'est quoi le mot de la fin?

SPEAKER_04

Ayez du fun, bougez, Profitez-en, la vie est courte et il faut faire ce qu'on aime. Si vous êtes passionné par quelque chose, ah oui, non, c'est ça. Moi, je dirais d'avoir une passion, puis vous allez aller du fort avec ça. C'est ça. Être passionné par quelque chose, c'est un moteur.

SPEAKER_01

Ça n'a

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pas

SPEAKER_03

besoin

SPEAKER_01

d'être la course non plus. C'est ça. Je pense que quelqu'un, peu importe c'est quoi, puis tu sais, aussi, des fois, ça évolue dans le temps. La passion que tu avais à 20 ans n'est peut-être plus la même à 40 puis 60 ans, puis c'est correct. Je pense que ça fait partie du chemin minimal normal d'un adulte. Fait que oui, avoir une passion, peu importe c'est quoi, je renchéris qu'est-ce que c'est un drame, mais tu sais, je règle mes fameux deux mots seulement, juste « keep moving ». « Keep moving ». Peu importe, c'est bon dans tout, que ce soit de rester actif, de rester passionné, je pense que ça s'applique un peu à tout ça.

SPEAKER_02

Super. En tout cas, merci beaucoup pour l'empreinte positive que vous avez dans le monde du tramarathon québécois. Merci. Continuez à faire ce que vous faites. C'est super. Bon succès dans vos défis.